Après avoir quitté Pushkar où je suis resté deux jours, je me rends à Udaipur. Je dois y rejoindre Stewart, mon ami écossais rencontré à Bundi. Il m’a donné le nom de son auberge mais comme j’arrive encore très tard le soir après une longue route, je dors dans le premier hôtel que je trouve sur place.

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vue depuis mon hôtel

Vers midi, après avoir pris un long et copieux petit-déjeuner préparé par le restaurant de mon hôtel, je me dirige vers l’hostel de mon ami, à pied, et avec pour seul indice l’adresse de l’établissement griffonnée sur un bout de papier. Seulement, une fois à l’extérieur, je me rends vite compte qu’il n’est pas si aisé de s’orienter au milieu de ce dédale formé de petites ruelles. Etant donné le désordre régnant dans la ville, je me faufile donc au gré de mes instincts et en suivant les indications parfois avisées des locaux. Ainsi je finis par trouver le gîte où m’attend mon camarade, après avoir tout de même un peu tergiversé autour des habitations voisines.

Après m’être installé dans une des chambres de l’auberge, nous partons ensemble à la visite de la ville. Tout d’abord, nous allons découvrir le Jagdish temple, le temple principal d’Udaipur, qui est dédié à Jagannâtah, une des formes du dieu Vishnou, mais la balade nous emmène ensuite vers le lac Fateh Sagar, l’attraction principale de la ville.

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Une des rues commerçantes de la ville

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Jagdish temple

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Sculptures murales du temple, pas de kamâsutra cette fois^^

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Stewart et deux petits indiens en bas du temple

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Commerçant de cannes à sucre, dont nous avons bu le breuvage très... sucré !

Vers dix-sept heures, toujours à proximité du lac, et en aval de la colline qui domine toute la vallée et la ville d’Udaipur, nous décidons alors d’escalader les pentes de la colline de manière à pouvoir observer le coucher de soleil, car il est de notoriété publique que de là-haut, on peut bénéficier d’un panorama prodigieux. Et effectivement, nous vérifions, photo à l’appui que le paysage du haut de la colline, vaut clairement le détour car d’une part il donne une vision d’ensemble de la ville mais d’autre part le soleil disparaissant à l’horizon donne un teint rosé au ciel qui se reflète admirablement dans le lac en contrebas, ce qui donne un effet visuel assez joli.

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point d'eau en contrebas de la colline

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Vue depuis le sommet de la colline avec le Lake palace hotel de renommée mondiale au centre du lac, une nuit sur place coûte une vraie fortune !

Pour info, la ville de Udaipur attire également les fans de James Bond, car si la ville a été le siège du tournage du  « Tigre du Bengale », c'est aussi et surtout le lieu où a été filmé « Octopussy » de la série 007 !

Nous ne nous éternisons cependant pas ici malgré la vue splendide, car nous voulons assister au festival de Diwali qui a lieu ce soir et avant cela, nous devons donc rentrer à l’auberge pour nous préparer et dîner. Sur le chemin du retour, nous remarquons que de nombreux dispositifs d’éclairage se mettent en place en suspension sur des structures provisoires,  et nous observons ainsi la ville s’éclairer peu à peu. Ce soir, il est certain que Udaipur brillera de me mille feux, et d’ailleurs, on voit déjà les gens s’agiter dans les rues…

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Dans le restaurant, alors que nous mangeons une pizza, nous commençons à entendre les premières détonations, les sirènes sont déclenchées et résonnent dans la ville, les premiers jets d’artifice éclairent déjà le ciel, il est vingt heures, et c’est le début d’une folle soirée.

De notre côté, nous ne sommes pas pressés, nous avons trouvé une bonne adresse pour nous restaurer et comme nous savons très bien que la fête n’est pas prête de s'achever, nous prenons tranquillement le temps de boire quelques bières avant de nous mêler à la frénésie de la foule. Cela nous permet également de ressentir l’engouement et l’exaltation des indiens enfler au fur et à mesure que la soirée bat son plein, même si ce n'est qu'une fois à l’extérieur, que nous prenons alors pleinement la mesure de ce qui se passe.

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C’est vraiment le délire dehors, la foule se presse dans les rues, les gens courent dans tous les sens, les bougies inondent la ville de leurs lumières, la ville scintille, les pétards claquent, les feux d’artifice éclatent dans le ciel, et tout le monde crie de joie. Seuls les animaux, ne comprenant pas ce qui se passe, semblent effrayés, on croit d’ailleurs lire sur leurs visages, l’expression d’une crainte de fin de monde prochaine.

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Bref, c’est un vrai spectacle auquel nous assistons, même s’il est parfois dangereux de trop s’approcher des festivités car il n’est pas rare de voir les pétards voler en éclats à quelques centimètres de nous. Certains enfants idiots semblent en effet prendre plaisir à viser dans notre direction comme pour jouer avec nous… Seulement, je n’ai pas envie de jouer avec eux, et j’ai encore moins envie de voir une pièce d’artifice exploser sur mon visage. Du coup, je suis rapidement lassé de courir les rues pour éviter les pétards, et je dis à Stewart que je préfère retourner dans un bar en attendant que l’atmosphère électrique se détende un peu. Lui, préfèrerait continuer à explorer la ville en direction de là où semble provenir les bruits les plus intenses, bref vers le danger… Je lui dis que de mon côté, au vu de ce qui se passe, je préfère rentrer à l’auberge, seul. Finalement, pour ne pas se séparer, et continuer à profiter de la fête ensemble, nous décidons de prolonger la soirée dans un autre bar, situé en haut d’un immeuble en haut duquel, nous pouvons observer la ville et son activité.

Nous discutons ainsi pendant plusieurs heures, et nous ne ressortons de notre bunker qu’après minuit, car les indiens n’étant pas des champions de la vie nocturne, les rues sont alors beaucoup plus calmes ! Et c’est le moins qu’on puisse dire car les boîtes de nuit, ici, n’existent pas et donc, après minuit, qui est un peu le couvre-feu, tout le monde est couché ou presque.

La célébration étant terminée, nous rentrons alors à l’auberge avec quelques bières achetées à un indien vraiment très sympa que nous avons rencontré sur place, dans la rue. Très aimablement, il a en effet parcouru la ville jusqu’à trouver un magasin, dans lequel se vendent des boissons alcoolisées, tout ça pour nous faire plaisir, car il n’a certainement pas fait beaucoup de profit, étant donné le prix auquel il nous les a vendus. Encore une fois, c’est un bon exemple de la gentillesse des autochtones.

Enfin, une fois les bouteilles en poche, nous saluons notre camarade indien et retournons à l’auberge, pouvant alors observer l’achèvement de la célébration de Diwali depuis notre terrasse tout en descendant nos bières. Tout cela en poursuivant dans le même temps notre longue conversation entamée plus tôt dans le bar de la ville. Bref, ce fût une super soirée !

 

 

Le lendemain, je me lève vers midi, la soirée ayant été longue, il était difficile de se lever plus tôt… Et, après avoir mangé, je pars visiter le city palace seul, Stewart préférant rester à l’auberge surtout qu’il a déjà visité ce palais un jour avant que j’arrive ici.

La visite est franchement intéressante mais il est vrai que les palais finissent par se ressembler surtout maintenant que j’en ai visité beaucoup au Rajasthan. Je ne m’attarde donc pas trop.

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city palace

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Le soir, je quitte l’auberge et Stewart, qui a décidé de rester quelques jours de plus ici. Lui, lorsqu’il voyage, préfère en effet rester plus longtemps dans chaque ville pour s’imprégner complétement de la culture et de la vie locale, et il peut d’autant plus se le permettre qu’il demeure beaucoup plus longtemps que moi en Inde.

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petite fille rencontré sur le chemin du retour vers l'auberge

De mon côté, je me rends à la gare routière où je prends un bus couchette qui m’emmène à Jaisalmer dans le far west indien, à 100 km du Pakistan seulement.