Après avoir passé une matinée plutôt calme à Chiang Mai et un voyage en bus assez tranquille, j’arrive à Chiang Rai, la province des montagnes verdoyantes et des brumes en fin de journée. Je me rends alors dans une auberge que j’ai ciblée grâce à mon guide, et je m’informe des activités disponibles avant d’aller dans un petit resto qui se dresse devant moi à quelques hectomètres de l’auberge. Le lieu est assez original, car il s’agit en fait d’un pavillon monté de manière improvisée le long d’un très large trottoir, la carte du menu n’est donc pas très variée mais heureusement, la viande de bœuf est excellente ! Après cela, je reviens à l'auberge et loue un scooter pour le lendemain (très pratique en Thaïlande, pour ne pas dire indispensable).

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Axe principal de Chiang Rai, la barrière de sécurité dorée se prolonge sur des km ainsi

 

Le matin, je pars à la découverte des tribus sédentaires qui vivent à quelques dizaines de kilomètres de la ville dans la jungle environnante. En chemin, je m’arrête pour prendre quelques photos dont notamment quelques temples au centre-ville, puis ce sont ensuite des champs de riz qui m'accompagnent le long de la voie, des habitations rudimentaires aux alentours et aussi des collines sauvages à l'horizon. Il faut savoir que la ville de Chiang Rai est réputée comme étant un point de départ idéal pour trekker dans la jungle thaïlandaise, mais pour ma part, j’estime avoir déjà eu une dose suffisante d’aventures dans les forêts luxuriantes d’Asie et d’Amérique latine (cf Népal, Bolivie et Pérou) et donc je n'ai pas prévu de trekker ces prochains jours.

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Un des temples de la ville croisés sur mon chemin

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Champ que cultive cet agriculteur de manière assez rudimentaire

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Petit étang

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Champ de riz

Après cela, ayant raté la bonne sortie, car je roule vite et depuis un bon moment sur une route assez large. Je demande alors des indications aux quelques artisans dont les boutiques longent la route et ce n’est que péniblement, que j’obtiens des réponses, voire une direction et malheureusement pas toujours bonne... Mais finalement, à force de persévérer, je finis par rejoindre la bonne bretelle grâce au bon vieux langage des signes, très pratique ici pour m’indiquer une direction !

Arrivé à bon port, et après m’être garé à l’entrée du village indigène, je paye ensuite la taxe d’entrée obligatoire pour les touristes, et je m'engouffre dans la forêt pour découvrir un premier campement dans lequel vit la minorité ethnique des Akkhas. Je peux alors les observer dans leur environnement, avec leurs coutumes et leurs traditions, ce qui est assez intéressant car je les vois en fait évoluer au quotidien de manière simple et apparemment authentique. Et pourtant, leur lieu de vie étant trop peu éloigné de la civilisation thaïlandaise, il est évident qu’ils se sont quelque peu modernisés car ils sont totalement dépendants de la venue des touristes. D’ailleurs à ce titre, je me sens assez rapidement rentrer dans la peau du touriste voyeur, car il semble assez évident que les seules sources de revenu des villageois sont la vente de leurs textiles et une partie de la taxe d’entrée pour accéder au village. Mais le plus gênant est encore la curiosité sans limites des touristes qui les mitraillent de photos avec leur appareils numériques. Car en effet, il faut dire que les villageois constituent l'attraction principale du site et donc, la délicatesse des touristes est telle qu'ils sont parfois considérés comme des animaux dans un zoo... Du coup, je me sens quelque peu mal à l'aise vis à vis de ce concept de tourisme humain, même si cela ne semble pourtant pas les déranger... Enfin, même si je ne suis pas très fier de me sentir ainsi le prédateur de leur civilisation, je prends tout de même quelques clichés puisqu’après tout j’ai payé pour ça…

village Mae salong

Territoire des différentes tribus vu de la colline opposée

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Tribu akkha

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femme akkha

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femme long-cou, avec pas mal d'anneaux au compteur, signe d'un âge avancé

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femme long-cou occupée à tricoter

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campement long-cou

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mère long-cou et ses deux filles

Parmi les habitants de ce territoire protégé, j’ai également pu apercevoir les Karen, ethnie issue du Myanmar, et les Lahus, autre ethnie vivant en communauté ici avec les autres tribus. Et enfin, dans la dernière partie de ma visite, j'ai observé quelques membres de la tribu des longs-cous, immigrés du Bouthan d'où est issue leur civilisation originelle. La rencontre de cette minorité ethnique est toujours surprenante, car leur tradition qui consiste à porter des anneaux le long du coup suscite toujours beaucoup de curiosité.

Bref, après cet épisode culturel assez dépaysant, je termine ma journée de visite avec le très célèbre temple Wat Rongkhun, appelé aussi plus couramment par les touristes, le temple blanc. Il est l’attraction principale de la ville du fait de ses décors avant-gardistes, et de sa touche artistique incontestable. On appréciera donc sans réserve le talent de Chalermchai Kositpipat qui a dirigé les travaux de la construction de ce temple aujourd’hui très touristique.

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Devant l'entrée principale

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Wat Rongkhun, le temple blanc

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Autre temple

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Puits où il est de bon ton de jeter une pièce

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 Predator, le lieu regorge en effet de sculptures en tout genre, très souvent surprenantes, ici issue du cinéma américain

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Sculptures centrales à côté du pont à l'entrée du bâtiment